CHAPITRE 1 :
(Tous les
énoncés des lois vues ici s'appliquent aux courants
continus et alternatifs.)
Aussi connue sous le nom de la loi des noeuds et des mailles , cette loi peut s'énoncer ainsi : En appelant noeud une simple connexion entre plusieurs conducteurs on peut dire que : la
somme
des courants convergeant vers un noeud est égale
à la
somme des courants qui en divergent
![]() Dans la littérature anglo-saxonne cette loi est appelée KCL pour Kirschoff's Currents Law . (We apply KCL...)
Tout dispositif à sortie analogique ( par opposition aux dispositifs numériques ) peut être représenté complètement par deux éléments : un générateur de tension et sa résistance (ou impédance) de sortie : Cas du continu : ![]() on mesure toujours avec un voltmètre dont l'impédance d'entrée est équivalente à l'infini. La résistance de sortie Rs est appelée résistance de Thévenin. Pour
mesurer cette
résistance on charge la sortie par une
résistance RL
égale à la résistance de Thévenin ( on
procède avec une résistance variable ou un
potentiomètre ) . On applique alors
directement la loi
d'ohm et la règle du diviseur de tension :
![]() Si RL =
Rth
alors Vs = B+ / 2
RL pour résistance de charge = Load en anglais Cas de
l'alternatif :
![]() C'est la
représentation qui diffère mais le
raisonnement est le
même. Eth est la tension de Thévenin en
absence de courant
dans Zth , impédance de Thévenin.
![]() Avec une
impédance
de charge ZL et
si
![]() la tension Vs de sortie vaut : ![]() Ainsi n'importe quel étage amplificateur ou série d'étages d'amplification peut être complètement représenté ainsi : ![]() Fig. 6 Nous
avons ici une tension d'entrée Ve qui
peut
être un signal complexe. L'amplificateur a
un gain
de A. En absence de charge
la tension Vs = A x Ve.
Sans
aller plus loin pour le moment on voit que
l'impédance de sortie
Zs peut jouer un rôle très important.
Tout dispositif à sortie analogique ( par opposition aux dispositifs numériques ) peut être représenté complètement par deux éléments : un générateur de courant et une résistance (ou impédance) en parallèle : C'est le pendant au théorème de Thévenin mais en générateur de courant cette fois. Mais tout d'abord qu'est-ce qu'un générateur de courant ? C'est un dipôle ( = deux pôles) représenté ainsi : ![]() Le
générateur de courant idéal
représenté ici a pour caractéristique une
impédance de sortie infinie, c'est-à-dire
qu'il
génère le courant pour lequel il est conçu
quelle
que soit l'impédance qu'on
lui présente :
![]() On voit ici que si I = 2 A et que R = 100 ohms la tension V aux bornes de R vaut 200 volts Si R = 10 kOhms alors V = 20 000 volts ! Il va de soi qu'un tel générateur idéal n'existe pas dans la nature ! En revanche il devient un composant tout à fait courant si on lui adjoint une impédance en parallèle : ![]() Ainsi
tout comme avec le
générateur de tension de Thévenin on
peut
réduire tout montage analogique
à sa représentation en générateur
de
courant auquel on adjoint une
résistance ou une
impédance en parallèle. Cette
représentation
est valable quel que soit le
régime du courant,
continu ou alternatif.
La tension qui apparaît en sortie d'un générateur de Norton suit naturellement la loi d'ohm, elle vaut : V
= IN x RN
avec IN = courant de Norton et RN = résistance ( ou impédance) de Norton Si l'on adjoint une impédance de charge en sortie du montage nous obtenons : ![]() Depuis que nous avons vu le diviseur de courant nous pouvons écrire directement :
RN
I2 = IN
_______
RN + ZL D'où
:
RN
V
= ZL IN _______
RN + ZL Prenons maintenant un peu de recul : nous avons dit que Thévenin et Norton étaient des représentations universelles auxquelles on pouvait réduire n'importe quel montage analogique . Si cela est vrai : pouvons nous vraiment choisir l'un ou l'autre indifféremment . En un mot sont-ils équivalents : absolument ! Reprenons la formule ci-dessus :
RN
V
= ZL IN _______
RN + ZL
ZL
V
= RN IN _______
RN + ZL Nous voyons apparaître une tension Eth = RN IN suivie d'un diviseur de tension ZL / (RN + ZL) dont le schéma serait : ![]() avec Eth = RN IN Nous
avons
donc montré ici que le générateur de
Norton caractérisé
par son courant IN et sa
résistance RN chargé
par son impédance ZL était
équivalent
à un générateur de
Thévenin dont la
tension serait :
Eth
=
RN IN
et
la résistance de
sortie :
Rth
= RN
C'est
tout pour le moment pour ces
deux théorèmes qui ouvrent
bien des portes pour comprendre
la théorie des amplificateurs.
Copyright ProjetG5 - Rédacteur jptrol mis à jour le 24 mars 2007 |