CHAPITRE 1 :
C'est la capacité
pour le
composant électronique
appelé condensateur
de maintenir une charge
électrique Q sous une
tension U.
Expliquons-nous : un condensateur est un dipôle formé de deux armatures se faisant vis-à-vis et isolées par un diélectrique . La technologie employée dépend de la nature du condensateur ( électrolytique ou chimique, en céramique, au mylar ,au polyester, au papier etc... on peut si on le veut voir quelques détails sur wikipedia sur les technologies employées). ![]() Nous
ne nous intéressons pas
ici à la manière dont la
charge s'est installée
sur les armatures mais nous
constatons que le courant
continu ne peut passer,
le
diélectrique formant
isolant.
La charge Q est exprimée en coulombs ( c'est une unité que nous pourrons oublier rapidement par la suite) . Si l'on se place sur un conducteur et que l'on observe pendant 2 secondes passer un courant de 3 A , nous aurons vu passer 2 x 3 = 6 coulombs de charge car : Q
= I x t
Nous avons vu aussi que, par définition de la capacité : Q = C x U
C est la capacité exprimée en FARADS c'est-à-dire le rapport constant entre la charge présente sur les armatures et la tension aux bornes de la capacité C = Q / U. Un mot sur les unités utilisées : un FARAD représente la capacité qui permet de maintenir un coulomb ( c'est-à-dire une charge équivalent à 1 A pendant une seconde) aux bornes d'un condensateur sous une tension de 1 volt. Dans la réalité cette unité est beaucoup trop grande : on utilise :
![]()
![]()
![]() Le
plus
souvent les capacités à partir
de 1 µF sont
électrochimiques et donc
polarisées : elles
possèdent un pôle + et un pôle
- qu'il faut
respecter dans les montages.
La deuxième caractéristique de la capacité est sa tension de claquage exprimée en volts bien sûr : il s'agit de la tension maximum au-delà de laquelle l'intégrité du diélectrique est compromise. Dans les montages on veille à rester bien en-dessous de cette tension limite : le choix de la capacité se fait avec une marge de sécurité conséquente. Revenons
maintenant
à la charge :-) :
Il est évident que l'intérêt de la capacité ici est son comportement sous un régime de tensions et de courants variables puisque le continu ne passe pas. Nous allons étudier le comportement de la capacité sous une tension alternative sinusoïdale puisque rappelons-le : tout signal , même le plus complexe, peut être décomposé en une multitude de simples signaux sinusoïdaux. ![]() Supposons donc que la tension aux bornes de C soit : ![]() Puisque Q = CV alors pendant un instant dt la charge va varier de dQ = C dV. Puisque Q = IT Le courant i résultant sera égal à dQ / dt d'où : ![]() d'où
l'on tire
l'expression du courant :
![]() Le courant i
est donc
égal à C multiplié
par la dérivée de
la tension V par
rapport au temps t.
C'est ici
qu'il faut faire
appel à des souvenirs
sinon
à
la conclusion de
l'exposé sur les
dérivées ici :
Y = sin
(at)
=> Y' = a
sin (at + Pi/2)
donc si Y = V0 sin wt alors Y' = V0 w sin (wt + PI/2) ( V0 étant ici une constante) ![]() Si
l'observe l'expression
de la tension V0 sin (wt +
PI/2)
par rapport à celle
présente aux bornes
de C,
V0 sin (wt), on voit que c'est la même mais on a opéré une rotation de PI/2 sur la phase. C'est ici qu'il faut faire appel à des souvenirs sur les nombres complexes sinon à l'exposé ici notamment sur les rotations En effet nous passons à partir de ce point dans un espace de calcul à deux dimensions qui ne nous quittera plus désormais dans nos raisonnements : le fait d'ajouter PI/2 à la phase de la tension est équivalent à la multiplier par j. A partir de ce moment nous considérons V0 sin (wt + PI/2) et V0 sin (wt) comme des nombres complexes et l'on écrit : ![]() d'
où d'après
(1) :
![]() et
d'après
(2) :
![]() en
appliquant la loi
d'ohm ( V = Zc x I)
![]() On tire
alors la formule
fondamentale donnant
l'impédance de la
capacité en
fonction de la
fréquence w = 2 Pi f de la tension appliquée à ses bornes : ![]() On remarque au passage que le courant est en avance de 90° sur la tension puisqu'il faut multiplier celle-ci par j pour obtenir sa valeur. ( Cette remarque n'est pas fondamentale). Mise en parallèle de capacités : Intuitivement on voit que du fait que les surfaces des armatures s'additionnent la capacité sera la somme des capacités de chaque condensateur : Mise en série de capacités ( d'usage for limité) : On devine moins intuitivement le résultat : les impédances s'ajoutent (comme les résistances). ![]() ![]() On utilise ce montage lorsqu'il s'agit de diviser les tensions de claquage (très rare). On
aborde ici
l'électromagnétisme qui est un
peu plus compliqué.
Il s'agit d'exposer quelques
notions pour comprendre les
transformateurs et les selfs
utilisées dans le filtrage des
alimentations ainsi que le
principe des micros de
guitare.
Accessoirement cela permet aussi de comprendre les problèmes de parasitage ( hum). Les
explications sont
simplifiées au maximum. Tout
comme nous avons
démontré pour les capacités
que l'impédance
était fonction de la
fréquence Zc
= 1 / jCw ,
nous allons
voir qu'il en va de même
pour les selfs où nous
allons
démontrer que l'impédance
d'une self d'inductance L
vaut ZL
= jLw.
Mais d'abord qu'est-ce qu'une inductance ? Tout courant I parcourant un conducteur génère un champ magnétique H comme ceci : ![]() Fig.7 Le
champ magnétique
H tel
qu'il apparaît ici
s'exprime en ampères par
mètre. On voit qu'il est
à la fois directement
proportionnel au courant
et inversement
proportionnel à la
distance au conducteur.
Plus on
s'éloigne du conducteur,
plus le champ faiblit.
L'induction magnétique B est directement proportionnelle au champ magnétique H . Le rapport entre l'induction et le champ dépend du milieu dans lequel ce champ se propage : l'air ( pour une self à air) ou un entrefer ( self à noyau ou transformateur ) . Le rapport µ s'appelle la perméabilité magnétique du matériau : B = µ H
L'induction magnétique B s'exprime en Teslas . Pour le vide ou l'air c'est la constante µ0 qui est utilisée : B = µ0 H . Pour un noyau de ferrite on multiplie cette valeur µ0 par la perméabilité propre au matériau. Ainsi on peut remplacer sur la figure 7 ci-dessus le vecteur H par un vecteur B représentant l'induction magnétique générée par le courant I. Si l'on referme le conducteur de la figure 7 sur lui-même on obtient une spire de surface S emprisonnant une induction magnétique moyenne : cf. fig 8 ci-dessous : ![]() Fig.8 La force électromagnétique que l'on va récupérer de ce dispositif va bien sûr dépendre à la fois de l'induction B ( donc du courant I ) et de la surface S sur laquelle s'exerce cette induction. C'est la notion de flux magnétique qui renferme celle de force électromagnétique. Le flux magnétique ![]() ![]() Le
rapport
entre le flux
magnétique
![]() ![]() ![]() Considérons
maintenant la
self suivante simplement
constituée de N spires et
traversée par un courant I. Sa
longueur est l :
![]() L'application
directe
du théorème
d'Ampère pour
une self à air donne :
![]() On démontre à partir de cette relation que l'inductance L est entièrement dépendante des caractéristiques physiques de la self :
![]() ![]() ![]() d'où : ![]() si
le noyau de la self est
un corps doué de
propriétés magnétiques et
de perméabilité µ
alors
![]() Rappelons que L
en henrys est le
rapport constant entre
la variation du flux et
la variation du courant
:
- si l'on fait varier I le flux varie proportionnellement à L : ex la self , le primaire du transformateur, la bobine du haut-parleur - si l'on fait varier le flux , I varie proportionnellement à L : ex : le micro guitare, le secondaire du transformateur. Force électromotrice d'auto-induction : La particularité de la self est de générer à ses bornes une tension e qui s'oppose aux variations du courant et donc du flux magnétique . Elle est appelée force électromotrice d'auto-induction .Lorsque le flux (ou le courant) ne varie pas cette tension est nulle. Si le flux augmente , la tension croît avec le signe opposé . On écrit donc cette tension en fonction de l'accroissement d ![]() ![]() Comme
nous savons
déjà que :
![]() nous pouvons écrire en considérant qu'une variation de flux d ![]() ![]() Si
l'on reporte dans (3)
cela donne :
![]() La force électromotrice d'auto-induction est donc proportionnelle à la dérivée du courant traversant la self. En considérant ce courant sinusoïdal de la forme : ![]() la dérivée de ce courant s'écrit (revoir au besoin le rappel sur la dérivée ici) : ![]() ![]() Ici il faut faire appel à nouveau à des souvenirs sur les nombres complexes sinon à l'exposé ici notamment sur les rotations . Le fait d'ajouter PI/2 à la phase du courant est équivalent à le multiplier par j. A partir de ce moment nous considérons I0 sin (wt + PI/2) et I0 sin (wt) comme des nombres complexes et l'on écrit : ![]() Nous en tirons : ![]() Nous voyons à droite la représentation de la tension d'auto-induction de signe contraire au courant qui traverse la self. Du point de vue de la loi d'ohm cette tension e = - U = - ZI. D'où nous déduisons : ![]() L'impédance Z d'une self pure vaut donc : ![]() Si l'on se
souvient
que w (
en
radians/seconde ) = 2 Pi
F
(Hertz) on voit que
cette impédance est
proportionnelle à
la fréquence de la
tension aux bornes de
la self : une
self oppose une
impédance d'autant
plus forte au
courant que la
fréquence
du signal est
élevée.
A contrario un courant continu ( w = 0) rencontre une impédance nulle. Dans la
réalité on représente en
plus la résistance
ohmique du fil de cuivre
r :
![]() L'impédance
Z est un
nombre complexe cette
fois avec une partie
réelle et la valeur
ohmique de l'impédance
est le module du nombre
Z :
![]() Dans la représentation schématique r est en série avec jLw : ![]() Copyright ProjetG5 - Rédacteur jptrol mis à jour le 8 mai 2007 |